Eel Energy : l’avenir de l’hydrolien ?

La start-up Eel Energy, adhérente du pôle MEDEE, a présenté le 28 février 2019, son dernier prototype d’hydrolienne fluviale à membrane ondulante, développé dans les bassins d’Ifremer à Boulogne-sur-mer.

Coup de projecteur remarquable !

Eel Energy est une start-up de 8 personnes, créée en 2011, dont l’objet est le développement d’une hydrolienne à membrane destinée à produire de l’électricité à partir des courants maritimes et fluviaux.

Après 4 années riches en recherche et en développement technique, EEL a révélé son dernier prototype ainsi que la performance énergétique de la version fluviale.

Parmi les invités ? Gérald DARMANIN, Ministre de l’Action et des Comptes publics, Xavier BERTRAND, Président de la Région Hauts-de-France, Frédéric CUVILLIER, Maire de Boulogne-sur-Mer et Philippe VASSEUR, ancien ministre et Président de la mission REV3.

Des performances très encourageantes

Inspirée de la nage des poissons, cette hydrolienne convertit les courants fluviaux en énergie électrique grâce à une technologie simplifiée unique. Au rythme du courant, l’ondulation de la membrane permet la production d’électricité par des convertisseurs électromagnétiques linéaires. Cette technologie est brevetée au niveau international et a convaincu de grands industriels partenaires tels que Dassault Systèmes, Hutchinson et Frisquet.

Le plus ? Sa capacité à démarrer dans de faibles courants : à partir de 0,5 m/seconde. Le coût de l’électricité produite s’en trouve abaissé, puisque pour les prototypes de petite taille, il est déjà inférieur à 150 €/MWh. En accroissant la taille des machines, l’équipe d’Eel Energy espère passer sous les 100 €/MWh.

Les travaux progressent rapidement : l’envergure des membranes est passée de 80 à 160 puis 260 centimètres en seulement trois mois. Un prototype de 5 mètres d’envergure est attendu d’ici à la fin de 2019.

Des perspectives prometteuses pour l’accès à l’énergie dans les pays en développement 

EEL ENERGY prévoit la commercialisation de machines fluviales de 30 et 100 kW pour des sites non-électrifiés isolés. Avec une solution au coût compétitif, à l’installation simple et sans nécessité de batterie de stockage, l’entreprise est engagée auprès du pôle MEDEE dans la démarche « l’énergie des Hauts-de-France pour l’Afrique ».

Bravo à toute l’équipe !

On parle d’eux ici dans le magazine Batiactu